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Cet entretien avec Charles-Daniel Maire, conduit par François Sergy, est une invitation à penser les interactions entre cultures et identités à la lumière d’un message biblique lui même marqué par le contexte culturel des lieux et des époques où il fut rédigé. 

 

I- Identités en crise : quelle solution ?

 

– Identité subie ou identité choisie ? (1) Pourquoi un tel thème de recherche, Charles-Daniel Maire ?

– Pour plusieurs raisons. Ma femme et moi avons vécu longtemps en Afrique et avons été confrontés directement à des questions de culture. Il s’agissait alors de savoir ce qui dans ces cultures devait être conservé, sauvegardé même, et ce qui pouvait être en contradiction avec les exigences de la foi chrétienne. Deuxième raison : j’ai compris, et c’est l’Afrique qui me l’a appris, qu’il y a dans la Bible des contextes culturels qui comptent beaucoup. Les commentateurs font quelquefois l’impasse sur ces questions culturelles. Enfin, cette réflexion m’a fait découvrir la fonction identitaire de la culture.

 

Qu’est-ce qu’une identité ?

– C’est l’une des fonctions de la culture que de nous permettre de nous identifier. Des tas de livres sont parus sur l’identité, mais peu prenaient réellement en compte la question culturelle. Dans L’invention de soi, (2) le sociologue Jean-Claude Kaufmann, décrit la révolution identitaire qui s’est faite, sans bruit, subrepticement. Comment cette révolution nous a-t-elle transformés ? Nous manquons de recul pour en faire une évaluation tout à fait objective, mais nous avons suffisamment d’éléments pour comprendre pourquoi les façons de s’identifier autrefois ne sont plus suffisantes aujourd’hui.

 

Même chose au niveau de l’identité nationale…

– On a constaté qu’effectivement on ne souhaite pas se rattacher à une identité nationale qui aurait des relents de nationalisme. On s’identifie davantage par le sport, la musique, la nourriture, les lieux et pratiques de loisirs, bref, par toute sorte de choses que certains jugent parfois aberrantes comme le piercing. Chacun ressent le besoin de s’inventer une identité, de s’identifier par tout ce qui lui tombe sous la main.

 

Cette identité bricolée, faite d’éléments disparates tient-elle la route ?

– En tous cas, c’est à elle qu’on donne le plus de soin !

 

« En Christ »


Moi qui pensais que le chrétien que vous êtes diriez qu’on trouve son identité « en Christ » – selon la formule paulinienne ! Dois-je comprendre que vous vous faites le défenseur d’une identité culturelle assumée ?

– Nous avons appris à soupçonner que la belle déclaration « en Christ nous sommes un ! » (3) pouvait dissimuler des conceptions peu avouables. Sous son apparence très pieuse, elle peut cacher des préjugés racistes. Autrement dit, nous serions uns en Christ, mais pas en Adam ! Des plaies identitaires profondes, mal assumées, semblaient pouvoir être dépassés par la foi chrétienne, par ce « en Christ », mais on s’apercevait ensuite qu’elles ressurgissaient. Des chrétiens ont été responsables de violences et impliqués dans des conflits ethniques ; pourquoi ? Parce que malgré leur identité chrétienne, des problèmes d’identité n’étaient pas résolus. La foi chrétienne ne doit pas nous amener à nier les réalités humaines. Nous sommes des êtres culturels. La réconciliation que le Christ apporte permet des guérisons sur ces deux points là. Mais notre identité en Christ ne vient pas prendre la place de notre identité humaine ; elle vient y mettre de l’ordre.

 

Entre l’assimilation à l’ancienne et le communautarisme à l’anglo-saxonne, quel modèle choisissezvous ?

– En France, nous nous sommes toujours targués de ne pas être racistes. Et effectivement nous n’avons pas connu de vraie ségrégation ; elle est punie par la loi. En revanche, on a toujours fait comprendre que nous étions LE modèle de civilisation. Il y a donc un racisme culturel ; à la différence d’un racisme portant sur la nature, ce type de distinction n’enferme pas l’autre dans un statut définitif, il ouvre la voie à l’assimilation. Mais, il revient à dire : je te considère comme un égal, mais à la condition que tu adoptes ma culture ! Des tensions très fortes sont nées de la contradiction entre ce qui a été reçu dans l’enfance par son éducation, et des valeurs occidentales qui étaient brandies comme des traits identitaires. En Afrique, des valeurs et de précieux éléments de culture ont tout simplement été balayés par la « mission civilisatrice de l’Occident ». Paradoxalement, les anglo-saxons et leur communautarisme qui a des relents de racisme, se montrent plus respectueux des autres cultures !

 

– La tentation n’est-elle pas pour des personnes en crise identitaire de se positionner en victimes ?

– C’est un problème fondamental. Je pense en particulier à tous ceux qui ont à gérer un passé marqué par l’esclavage. Tout ce qui arrive de négatif, dans le présent, est mis sur le compte de l’esclavage. D’où une certaine passivité. On rencontre également cette attitude en Afrique.
Mais elle existe aussi chez des européens, dans des familles victimes d’injustices. Pour construire son identité, il faut certes assumer les faits passés, familiaux ou collectifs, mais sans se laisser paralyser par ce qui est négatif. L’Evangile nous invite à nous tourner vers ce que nous avons reçu de la part du Créateur, même si ce n’est pas exactement ce que nous aurions voulu recevoir, et il s’agit de le mettre en valeur.

 

– Quel est le secret de l’estime de soi ?

– Pour nous croyants, c’est de savoir que nous avons de la valeur aux yeux de Dieu parce nous sommes créés pour être son image. N’est-ce pas fantastique ?!

 

– Y a-t-il une identité chrétienne spécifique ?

– Oui. Cette identité commence avant le Christ, si je puis dire, avec le projet du Dieu créateur de faire de l’être humain son image. C’est extrêmement valorisant. En mourant pour nous, le Christ nous donne son identité qui permet la restauration de l’image de Dieu en nous au point que nos attitudes et notre comportement puissent être identifiés comme les traits de l’identité du Christ.

 

Aimer son prochain, sa culture…

Quand il s’agit de s’aimer soi-même – « aime ton prochain comme toi-même » – n’est-ce pas aussi s’aimer dans sa culture ?

– Ce « comme toi-même » ne renvoie pas seulement au respect de son corps – le fait que je sois blond plutôt que brun, petit ou grand etc. L’amour de soi, c’est l’amour de tout ce qui fait que l’on est ce que l’on est, culture comprise. Tel morceau musical, tel plat, une certaine manière d’entrer en relation avec mes voisins, tout cela fait partie de moi. L’amour du prochain ne s’entend pas exclusivement d’une relation interpersonnelle avec des gens de ma famille, mais aussi avec des gens d’autres cultures, qui mangent et vivent autrement. Je dois apprendre à aimer ce qu’ils aiment, à savoir pourquoi ils l’aiment ; c’est un défi.

 

Comment comprenez-vous cette attitude de l’apôtre Paul qui, loin de s’appuyer sur une identité dont il pourrait tirer gloire – « circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux; quant à la loi, pharisien… » -, semble ne trouver de valeur que dans la connaissance du Christ » (4) ? Et je ne vous parle pas de saint Augustin (5) et, à sa suite de Pascal et de son « Moi
haïssable » (6) ?!

– Il faut replacer les choses dans leur contexte. Certains juifs, religieux notamment, cultivaient une sorte d’orgueil national qui consistait à penser que si Dieu les sauvait, ça n’était pas en fonction de sa grâce mais de ce qu’ils étaient. Nous avons à nous aimer nous-mêmes, mais nous sommes aussi des êtres haïssables. Nous avons une part d’o mbre, ce que la Bible appelle le péché ; elle nous invite à le rejeter. Nous n’avons pas à nous haïr, mais c’est bien parce que nous nous aimons nous-mêmes que nous avons à apprendre à discerner et à rejeter cette part d’ombre qui se projette aussi dans la société : la haine raciale, les diverses discriminations.

Une part d’ombre… et une part de rêve alimenté par la publicité, les films, au point qu’on finit par
vouloir être autre chose que soi-même…

– L’attitude chrétienne conduit à s’accepter soi-même avec ses limites et son contexte culturel.
Je pense aux ouvrages remarquables du docteur Paul Tournier avec lesquels j’ai commencé à travailler la question de l’identité, notamment Le personnage et la personne. (7) Nous avons reçu au moment de notre conception un capital que nous avons à faire valoir, mais malheureusement nous sommes toujours en train de regarder ce que les autres ont ! D’où jalousies et rivalités. L’anthropologue René Girard a beaucoup travaillé la question du « désir mimétique » qui est à la racine des rivalités qui ravagent notre monde à tous les niveaux. Son analyse met en relief le message de l’Évangile. Travailler sur l’identité, c’est donc aussi essayer de sortir de cette logique de la rivalité et aimer les autres comme on s’aime soi-même.

 

Et les identités blessées ?

 

Identité subie ou identité choisie, point d’interrogation. Quelle est votre réponse ?

– C’est bien en ces termes, ou en des termes similaires, que se posent la question de l’identité ! Mais il faut sortir de cette alternative pour trouver l’attitude juste. Par notre naissance et notre parcours de vie, nous avons reçu un certain nombre de choses qu’il ne s’agit pas de subir mais d’accepter. A la différence de se résigner, il s’agit de faire l’inventaire de tout ce que l’on a reçu pour le mettre en valeur. Dans cet héritage, il y a deux sortes de choses : les premières sont celles que je ne peux pas changer. J’ai à les accepter comme une partie de moi et même, je dois apprendre à en être fier. Cela peut être la couleur de ma peau ou la pointure de mes chaussures ! De l’autre, il y a des éléments qui s’offrent à mon choix. Pour les émigrés il y aura toujours un moment pour se demander à quel pays ils appartiennent.

 

Mais qu’en est-il pour ceux qui ont été abandonnés à la naissance, ou adoptés, et ceux/celles qui ont été victimes de sévices sexuels – vous en parlez dans votre ouvrage ?

– Les enfants adoptés ont à gérer un double héritage, un héritage génétique (couleur de leur peau, texture de cheveux, etc.) et ce qu’ils ont reçu par leurs parents adoptifs et leur éducation. Ce double héritage n’est pas facile à gérer. Le travail sur son identité culturelle facilite cette gestion. Quant aux sévices sexuels, ils sont particulièrement dramatiques parce qu’ils touchent à l’identité alors qu’elle est en pleine phase d’élaboration. Des guérisons sont possibles, mais il ne faut rien négliger : ni l’apport de la psychologie, ni celui de la justice et bien sûr, pas non plus celui de l’Évangile. Il faut le temps des prises de conscience, celui des pardons à donner. Il n’y a pas de recettes. Je raconte l’histoire d’un jeune homme qui a été profondément blessé par les paroles de son père qui l’avait traité de bâtard. C’est aujourd’hui un homme rayonnant, équilibré, qui apporte la guérison autour de lui. On peut même aller jusqu’à dire que, dans certains cas, des personnes qui ont été profondément blessées sont plus à même que les autres de comprendre ceux qui souffrent.

 

II- Parole de Dieu, culture des hommes

 

Vous êtes aussi l’auteur, Charles-Daniel Maire, d’un autre ouvrage, plus ancien (2006) mais qui reste d’actualité : « Parole de Dieu et cultures des hommes » avec pour sous-titre : « De la nature à la Culture. De la Culture au culte du Dieu de la Bible ».8 On a l’impression qu’il y a une opposition entre Dieu et les cultures des hommes. Qu’en est-il ?

– La question est de savoir ce qu’il faut imputer à la nature et ce qui relève de la culture ; la frontière n’est pas facile à tracer. Et parce qu’on l’a mal tracée, on est devenu raciste – voir les dérives nazies. Trop d’Occidentaux sont encore convaincus de la supériorité de la race blanche, même s’ils n’osent pas l’avouer ou l’exprimer. Or la couleur de la peau n’a aucun rapport avec la manière de penser ! Et l’on sait aujourd’hui qu’il y a plus de différences d’aptitudes entre les individus d’un même groupe d’ascendance qu’entre les divers groupes de différentes origines. Il y a une deuxième frontière que les chrétiens ont dressées surtout depuis l’époque des Réveils spirituels du 19ème siècle en amenant à confondre la culture et le monde.
Les Eglises ont beaucoup reçu au travers de ces Réveils. Mais force est de constater qu’avec le temps la conception du monde prêchée par les revivalistes s’est cristallisée. Ainsi ne pas être du monde, c’était ne pas aller au cinéma, ne pas danser, tout un catalogue de comportements condamnés. Mes parents étaient de purs produits du Réveil. La première fois que je suis allé au cinéma (La tunique de 1953 d’Henry Koster avec Richard Burton, premier film péplum filmé en Cinémascope), je leur avais fait beaucoup de peine. La télévision entrant dans les foyers, ce schéma-là n’a plus été tenable. J’ai souri quand j’ai vu que mon père allait voir Don Camillo chez ma soeur ! L’assimilation de la culture et du monde a conduit à un légalisme regrettable. S’il est vrai que la culture des hommes doit être évaluée Bible en main car elle véhicule des germes de révolte contre Dieu, elle fait partie de ce que Dieu a voulu pour l’humanité, il faut donc lui donner la place qu’elle mérite.

 

Polygamie et travail le dimanche.

– Y a-t-il une culture chrétienne spécifique ?

– Autre façon de poser la question : Y a-t-il dans la culture des choses à rejeter ? La Bible nous aide à réfléchir et à sortir de ce légalisme de ma jeunesse. Il nous faut donc apprendre à évaluer nos cultures. Ensuite, il faut apprendre à mettre nos cultures au service du culte du Dieu de la Bible. Comment adorer le Seigneur autrement qu’en mobilisant toutes les ressources de la culture ? Là aussi, il s’agit d’apprendre à évaluer, à discerner ce qui plaît à Dieu. Une belle peinture, une belle musique ne sont pas forcément labellisée chrétienne. Où y a-t-il idolâtrie ? Le souci de l’Ecriture, c’est le rejet de l’idolâtrie. Les quatre premiers commandements sont des critères suffisants pour l’éviter. (9)

 

Prenons l’exemple de la polygamie, puisque vous avez été missionnaire en Afrique…

– Du fait de contextes économiques différents, les diverses sociétés humaines ont dû bricoler. La polygamie est l’un de ces bricolages. L’attitude des missionnaires – dont je fais partie – a longtemps consisté à lutter contre la polygamie, car elle ne correspondait pas à l’idéal biblique. Or, en luttant contre la polygamie, on a coupé des nouveaux convertis des structures sociales dans lesquelles ils avaient été élevés, ce qui a posé beaucoup de problèmes. Par exemple, des femmes de polygames renvoyées par leurs maris étaient livrées à la prostitution. La polygamie ne correspondait pas à l’idéal conjugal, mais on la trouve dans la Bible, elle était tolérée. Patriarches et rois d’Israël la pratiquaient. Nous avons été fort impatients par rapport à cette institution. Les éléments culturels sont à prendre en compte, et il s’agit de les faire évoluer au rythme de ce que les générations peuvent comprendre et digérer. La plupart des religions africaines fonctionnent avec des interdits : on ne travaille pas tel jour, on ne transporte pas telle chose tel jour à tel endroit, etc. Lorsque les missionnaires sont arrivés, la population a tout simplement assimilé la religion chrétienne à une religion d’interdits dont l’interdit par excellence était la polygamie. Les missionnaires pensaient avoir affaire à de bons chrétiens quand ils voyaient des maris rejeter la polygamie avec beaucoup de zèle. Les populations avaient intégré des façons de faire chrétiennes mais selon un schéma mental traditionnel, lequel n’était pas poussé par l’amour et la grâce, mais par la logique de l’interdit caractéristique des religions traditionnelles. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui encore un langage chrétien peut cacher, comme un vernis, une mentalité traditionnelle qui n’a rien à voir avec l’Evangile.

 

Autre exemple, plutôt français celui-là : le travail le dimanche.


– Les chrétiens ont à réagir sur le fond. Le fait mis en cause c’est l’injonction biblique de se reposer et de se consacrer à Dieu. Pour l’Ancien Testament travailler sept jours sur sept traduit une attitude idolâtre. Comment, en effet, puis-je exprimer ma confiance dans le Créateur, si mon comportement laisse entendre que tout dépend de moi ? Mais, là aussi, on tombe facilement dans un légalisme. Si quelqu’un doit travailler le dimanche, il n’y a pas de raisons de le juger. L’apôtre Paul le dit d’ailleurs : « Tel juge, en effet, un jour supérieur à un autre; tel autre les juge tous égaux. Que chacun, dans sa propre intelligence, soit animé d’une pleine conviction ! » (10) De son temps, les esclaves travaillaient le dimanche, ce n’était pas un problème. La question est de savoir quelle place nous donnons à Dieu. Un deuxième niveau de raisonnement concerne notre citoyenneté, notre engagement à l’égard de la société. Il y a une posture critique que nous devons avoir en tant que chrétiens en vue d’une plus grande justice sociale. En troisième lieu, dans le Lévitique, le respect des sabbats est mis en rapport avec l’environnement. Le chapitre 26 est peut-être le premier grand texte écologique.

 

Le critère décisif : l’amour

L’objectif est-il d’établir une culture chrétienne, et quelle serait-elle ?

– Les anthropologues ont montré que ce qui fait la culture c’est la loi de la réciprocité. Tu m’invites à manger, je t’invite à manger. Tu m’insultes, je t’insulte. Donnant, donnant. On ne trouve pas de sociétés humaines dans lesquelles la culture ne se construit pas à partir de la réciprocité. Or le Christ nous invite à sortir de cette loi pour poser des actes gratuits : le pardon d’abord et l’amour de l’ennemi. Ne pas répliquer par la violence lorsque nous sommes nous-mêmes attaqués verbalement ou physiquement. Ce qui constitue la culture chrétienne, c’est le fait de pouvoir non pas nier la réciprocité, parce que pour beaucoup de choses nous devons rester dans la réciprocité – on se rend des invitations, des services, etc. –, mais d’être capable de dépasser la réciprocité en posant des actes gratuits. C’est là le point qui doit caractériser la culture du royaume de Dieu.

 

Entretien avec Charles-Daniel Maire, conduit par François Sergy.

Tous nos remerciements à Radio Réveil.

 NOTES

 1 Editions Olivétan, 2009.
 2 Avec pour sous-titre : Une théorie de l’identité, Hachette (Essai poche), 2007.
 3 Cf. Galates 3.28 : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus ni homme ni femme, car vous tous, vous êtes un en Jésus-Christ. »
 4 Cf. Philippiens 3.2-11.
 5 « Deux amours ont donc fait deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu, la cité terrestre ; l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la Cité céleste. » Cité de Dieu XIV, 28, p. 465 (Editions Desclée de Brouwer, Bibliothèque augustinienne, vol. 35 5e série, 1959). 

 6 Pensées, VII, 455 (Ed. Brunschvicg).
 7 Delachaux & Niestlé 1955.
 8 Editions Ligue pour la lecture de la Bible, Valence, 2006.
 9 Cf. Exode 20.1-17 // Deutéronome 5.6-22.
10 Romains 14.5.

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