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Psaume 103 : versets 1 à 6

“Je veux dire merci au Seigneur, de tout mon coeur je veux remercier le Dieu Saint. Oui, je veux remercier le Seigneur sans oublier un seul de ses bienfaits. C’est lui qui pardonne toutes mes fautes, guérit toutes mes maladies, m’arrache à la tombe, me comble de tendresse et de bonté. IL remplit ma vie de bonheur, il me donne une nouvelle jeunesse; je suis comme l’aigle qui prend son vol.” (bible en français courant)

Un besoin de renouvellement constant

Comme pratiquement tous les psaumes, le « 103 » peut être lu sans difficulté de compréhension. Et si on devait chanter ce type de louange à Dieu aujourd’hui, on pourrait utiliser les mêmes mots. On remarque particulièrement une mention de notre besoin, très contemporain, de nous renouveler. L’image de l’aigle qui « rajeunit » est évidente, et belle, même si le « David » qui a écrit le psaume a dû se référer à une culture où l’aigle jouait un rôle précis qu’on ignore aujourd’hui. Que ce texte ait 3000, 2700 ou 2400 ans, quelle importance ? Admettons qu’il est si proche de nous que l’on peut y lire directement notre propre dépendance de Dieu.
Qu’est-ce qu’il nous dit ? Moi, je pense à Jésus. On sait qu’Il aimait lire les psaumes. Ose-t-on suggérer qu’Il est déjà mystérieusement présent ici ? Jésus nous rappelle tous « les bienfaits de Dieu » (verset 2) et il nous y ramène. Il dit que Dieu « pardonne toutes tes fautes » (verset 3). Ce Dieu « guérit toutes tes maladies » (verset 3) et « reprend ta vie à la fosse » (verset 4) et te couronne de « compassion ». Il y a enfin cette incroyable affirmation : « Il défend le droit de tous les opprimés. » Tout commentaire est superflu.
Oui, Seigneur, que tout en moi, tout mon être, tende vers Toi et que je bénisse Ton nom sacré, Toi qui es mon Dieu personnel et qui m’a été révélé grâce à Jésus et à l’Esprit qui agit.

Henrik

L’importance de se nourrir quotidiennement du pain de la parole

En lisant le psaume 102/103, un verset m’a sauté aux yeux, touché au cœur. « Il comble de bienfaits ta vieillesse. Il te donne une nouvelle jeunesse avec la force de l’aigle qui s’envole ». Le mot : « vieillesse » n’est pas dans toutes les traductions, mais à soixante-dix ans passés, je l’ai bien sûr, remarqué. Oui, je bénis l’Eternel pour la protection et les bienfaits reçus tout au long de ma vie. Bien sûr, je ne vais pas retrouver la vigueur de mes vingt ans. Avec l’âge, les forces diminuent, mais le dynamisme intérieur peut continuer à croître. Si l’image de l’aigle est légendaire pour sa vigueur jusqu’à un âge avancé, il est dit par ailleurs que, comme le palmier et le cèdre, les justes seront féconds jusqu’en leur vieillesse, car ils seront pleins de sève et de vigueur (Ps 92/15).
Des versets bibliques, souvent médités, me reviennent à l’esprit. « C’est dans le calme et la confiance que sera ta force » (Es. 30/15). « Les bontés de l’Eternel ne sont pas épuisées. Elles se renouvellent chaque matin (Lam. 3/20) ».
Chaque matin ? La prière du « Notre Père » parle du pain quotidien. J’ai tout à coup pris conscience combien il m’est important de me réapproprier, chaque matin, pour m’en nourrir, ces paroles de vie, tel un entretien régulier comme le petit déjeuner ou la gymnastique. Ainsi j’ai noté sur une carte un certain nombre de versets notant « chaque matin » tels que 59/17, 90/14, 92/3, 143/8… Je me suis rendu compte que, sans une certaine régularité, je me laisse flotter dans un grand fleuve tranquille, et, peu à peu, sans m’en apercevoir, ma force spirituelle se dilue et me laisse davantage vulnérable aux influences extérieures. Et pourtant, je sais combien il est important de garder en moi la conscience de la présence de Dieu, fortifiée par l’Esprit, enracinée dans l’amour de Christ, dans la plénitude du Père, au delà de toute imagination par sa puissance qui agit en nous (Eph. 3/14). J’aime cette prière. Oui, je remercie Dieu de tous ses bienfaits cités dans ce psaume.

Odile

Laissons agir en nous sa puissance de vie

Voici un texte que j’ai mémorisé dans une autre version et que je me répète intérieurement : « Mon âme, bénis l’Eternel, n’oublie aucun de ses bienfaits ! ».
Oui, je puis me rappeler les moments de bonheur que j’ai vécu au long de mon existence et Lui rendre grâce. Je puis aussi me rappeler combien Dieu, à certains moments, m’a protégé, à l’encontre de ce qui me paraissait une menace bien installée. Mais je vois plus loin aujourd’hui. Finalement, chaque jour, si nous y réfléchissons bien, nous sommes comblés par Dieu. C’est Lui qui nous a donné d’exister. Quand nous pensons au Dieu créateur, tout vient de Lui. Et nous pouvons penser, en ces termes, aux choses les plus proches qui nous environnent. Ainsi, je dirai merci à Dieu pour la fleur qui me fait penser à sa puissance créatrice, aux biens qu’Il me donne à travers l’activité des hommes, de nos aliments à l’ordinateur, mais aussi au sourire de tel ou telle, à une bonne conversation qui sont une grâce incomparable. Quand on lit les psaumes, on baigne ainsi dans l’émerveillement et la reconnaissance pour ce que Dieu est et pour ses bienfaits. Et le Nouveau Testament nous entraîne dans la découverte d’un Dieu, communion d’amour entre le bon Père céleste, Christ Jésus et l’Esprit Saint. Nous pouvons apprendre à discerner sa présence avec nous, en nous aujourd’hui. Quel bienfait !
Méditer sur ces réalités nous fait du bien. Voici un processus que beaucoup de versets du livre des Proverbes mettent en valeur. Si « les paroles agréables sont un rayon de miel, douces pour l’âme et salutaires pour le corps » (Proverbes 16/24), il en est de même pour les pensées agréables que Dieu engendre en nous dans l’évocation de ses bienfaits et de son amour. Garder dans le fond de son cœur la parole divine, « c’est la vie pour ceux qui l’écoutent, la santé pour tout leur corps » (Proverbes 4/22). Et aujourd’hui, tout un courant de pensée nous montre que tout se tient. L’esprit humain agit sur le corps et inversement. En psychosomatique, penser à telle situation produit des effets corporels . C’est pourquoi, dès le milieu du siècle dernier, des chrétiens comme Marcelle Auclair (1), Norman Peale (2), Agnes Sanford (3) ont mis en valeur les bons effets d’une pensée dynamique et positive. Notre Dieu veut nous faire du bien ! A nous de lui ouvrir notre cœur, notre pensée.
Que ne pourra-t-il faire si nos canaux sont disponibles pour laisser agir sa puissance de vie ! Aussi j’aime dire : « Que tout ce qui est en moi te bénisse ! » Oui, mets ta lumière , mets ton amour dans mes zones de repli, d’agressivité. Apprends-moi à connaître et à repérer mes blocages et œuvre à leur élimination ! Tu le fais, Seigneur, puisque c’est toi « qui pardonne toutes mes fautes ». Tu prends le devant comme Jésus lorsqu’il dit au paralytique : « Tes péchés te sont pardonnés » (Marc 2/5). Ta vie passe en nous et nous renouvelle. C’est Toi « qui guérit toutes nos maladies ». Oui, tu nous le montre, en première grandeur, dans la vie de Jésus. « Vous savez comment Dieu a oint, de Saint Esprit et de force, Jésus de Nazareth qui allait, de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui » (Actes10/38). Aujourd’hui, bien sûr, notre Dieu est le même. Jésus ressuscité est vivant. Nous voulons entrer dans son œuvre.
« C’est toi qui délivre ma vie de la fosse ». Nous avons pu, à certains moments, expérimenter cette promesse. A d’autres, nous sommes comme dans un étau, mais lorsque nous marchons dans la vallée de l’ombre de la mort (Psaume 23), nous voulons te faire confiance comme tu nous le demandes. Tu nous invites à anticiper cette libération. Et tu nous dis que tu veux « nous couronner de bonté et de miséricorde ». Par la souffrance, nous apprenons la compassion pour ceux qui souffrent. Et, dans la joie de la délivrance, nous proclamons ta bonté et ta miséricorde. Tu nous dis de la manifester et nous savons, en même temps, qu’en nous libérant de nos agressivités, cette bonté et cette miséricorde sont également un bouclier contre le mal. Dans ce mouvement, tu nous permets de participer à Ton œuvre.
Ta vie circule. Tu nous renouvelles. Et, comme tout se tient, nous en voyons les effets dans toutes les dimensions de notre être. Avec une infinie reconnaissance, nous pouvons entendre Ta parole : « Il remplit ma vie de bonheur. Il me donne une nouvelle jeunesse. Je suis comme l’aigle qui prend son vol ».

Jean
(1) Auclair (Marcelle). Le Livre du Bonheur. Seuil, 2003.
(2) Peale (Norman Vincent). La puissance de la pensée positive. Marabout, 1990.
(3) Sanford (Agnès). La lumière qui guérit. Delachaux et Niestlé, 1955.

Avez-vous remarqué le « je veux » ?

Dans des traductions plus classiques, il y a un impératif : « mon âme, bénis l’Eternel » disent la Bible Second et la traduction de Chouraqui indiquant que de toutes façons il s’agit d’un acte de volonté car remercier l’Eternel est en effet un choix délibéré, un ordre que l’on se donne à soi-même. C’est en somme un entraînement quotidien, de chaque instant qui mène à louer et remercier le Seigneur en toutes circonstances et non pas seulement quand tout va bien.
Au bout de l’entraînement, le secret du bonheur, un regard différent, en hauteur comme celui de l’aigle en vol, un cœur tout neuf.
C’est de cet effort d’entraînement que découle le reste du passage : une mémoire vive, on ne peut plus oublier les bienfaits du Seigneur, un plein de tendresse et de bonté à la place des fautes, maladies et pensées négatives.
OUI le Seigneur « remplit ma vie de bonheur et me donne une nouvelle jeunesse ».
Qu’aurais-je pu choisir de mieux ?

Anne-Marie

Tout commence par une prise de position déterminée.

Comme le psalmiste se positionne et mobilise toute sa volonté, je me saisis du premier verset pour exercer ma volonté et la fortifier : “je veux (…) de tout mon cœur”, et qu’est-ce que je veux de tout mon coeur ?… je veux dire MERCI au Seigneur ! Alors, maintenant, là où j’en suis, quelques soient les circonstances, quel que soit l’état de mon propre coeur, et puisque c’est là mon désir, je décide de dire MERCI au Seigneur, puis j’ouvre ma bouche et je dis : “MERCI Seigneur, oui Merci et encore merci, merci pour tout !
Et là le miracle commence à se produire, à mesure que mes yeux se fixent sur Le Seigneur pour Le remercier de tout mon être, mes pensées et mes sentiments commencent à se renouveler. Et ma reconnaissance va s’exprimer dans deux directions :
– je reconnais que le Seigneur est l’Unique vrai Dieu, je reconnais sa nature, sa souveraineté,
– je reconnais que “tout don parfait, toute grâce excellente descendent d’en haut du Père des Lumières”.
Ma reconnaissance va progressivement se préciser, ma gratitude va se mettre en mouvement grâce au travail de ma mémoire ; je veux me souvenir de tous ses bienfaits, comme le psalmiste, je ne veux en oublier aucun. Alors, je commence par penser à l’immense merveille de pouvoir invoquer son NOM, puis je me souviens du sacrifice de Jésus qui me donne la paix et l’assurance du pardon de Dieu : j’ai tellement de choses à me faire pardonner…alors je pleure de tristesse sur mes fautes, puis je pleure de reconnaissance pour son pardon qui me réconcilie avec Lui, avec moi-même et avec ceux qui m’entourent. Je repense au triste état dans lequel j’étais lorsque je L’ai invoqué pour être sauvée et je m’émerveille à la fois qu’Il ait bien voulu me prendre sous son aile, puis avec patience, fidélité et constance, entreprendre cette oeuvre de guérison, de restauration de mon cœur abîmé et de mon corps souffrant. L’adoration prend le pas sur la reconnaissance : je ne peux que me prosterner aux pieds de ce Jésus, et comme Marie-Madeleine verser le parfum de grand prix sur ce précieux Sauveur. Oui, le Seigneur m’a arrachée à la tombe, et quand au cours du chemin, je suis tentée d’y retourner, Il ne tarde pas à me rappeler qu’Il est la Vie et que sa volonté est que cette vie coule à flots en moi. Alors, toute confuse et repentante, j’accueille sa vie abondante.
Comme le psalmiste, je reconnais que le Seigneur “remplit ma vie de bonheur” ; mais plus que tous ses dons, c’est Sa présence et son affection qui me bouleversent, me comblent et me transforment. Je discerne aussi sa bonté et sa tendresse dans les détails de la vie quotidienne, dans sa protection et sa bénédiction au jour le jour. Oui sa fidélité se manifeste parfois de façon inattendue dans une parole, dans une circonstance que Lui seul peut susciter ; sa bienveillance me touche et triomphe de mon cœur endurci. Quel bonheur, quel émerveillement et quel encouragement de se rappeler le chemin parcouru et toutes les interventions du Seigneur ! Mes forces anesthésiées par les lourdeurs ambiantes et mes propres erreurs sont ainsi renouvelées, mon âme est rafraîchie.
En se décentrant progressivement d’elle-même pour se laisser attirer par la Vie, la Lumière et l’Amour, l’âme s’envole comme un aigle vers les hauteurs. N’est-ce pas aussi le regard que porte le Seigneur sur nos âmes, et Sa volonté à notre égard : prendre notre envol comme l’aigle majestueux.
Le psaume 103 est un remède efficace contre l’indifférence en période d’abondance et contre le découragement dans les jours sombres du doute et de la confusion.
Je viens à peine de terminer la rédaction de ce témoignage que j’expérimente un autre aspect du Psaume 103. Hier soir, en revenant d’une réunion de prière où il y avait plein de sujets de reconnaissance envers le Seigneur pour son oeuvre merveilleuse auprès des enfants, mon cœur était plein de joie ; alors, tout d’un coup, sans aucun effort, je me suis mise à bénir le Seigneur dans la voiture. Tout coulait de mon âme débordante et s’exprimait par la louange. Je crois bien que l’Esprit Saint était l’inspirateur de tout cela ! Oui, que le Seigneur soit béni car Il est bon, car Son amour dure à toujours !

Nadine

Photographie – CC flickr – Andrew Pescod

 

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