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Créés à l’image de Dieu

Ce passage des Proverbes pose des questions fondamentales, à commencer par celle-ci : qu’est-ce que la vie ? Comme nous, les animaux et les plantes vivent : ils naissent, ils de développent, et ils meurent ; certains animaux semblent même capables d’une certaine intelligence : ont-ils accès pour autant à la vie dont il est question ici ? Dans l’évangile de Jean, Jésus étonne beaucoup Nicodème, en lui parlant d’une nouvelle naissance, et donc d’une nouvelle vie, qui, elle, ne vient plus de la « chair » mais de l’Esprit ; cette vie qui est « la lumière des hommes » (Jean 1, 4) et qui ne peut venir que de Dieu.
Créés à l’image de Dieu, nous sommes tous appelés à recevoir cette lumière, à nous abreuver à la source qui vient couler dans notre cœur quand nous sommes « venus à la vie » ; ce cœur qui est le lieu le plus profond de notre être, le plus précieux, car il est en contact direct avec l’Esprit, et qu’il faut donc garder plus que toute autre chose, car il est si fragile, et si vite desséché quand l’eau de la grâce ne vient pas l’irriguer régulièrement !
Une grâce qui agit même « au-delà de tout ce que pensons » (Ephésiens 3) ; ne soyons donc pas obligatoirement inquiets si notre cœur nous condamne, « Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses » ! (1 Jean 3, 20)

Alain

C’est avec notre cœur que nous croyons

C’est de notre cœur que proviennent les attitudes et les sentiments importants. Le cœur détermine donc notre vie. Nous seuls sommes responsables pour la place que nous laissons occuper par les différents sentiments et attitudes. Notre cœur peut être pollué par exemple par l’orgueil, la vengeance, par l’égocentrisme ou par des blessures subies. Un cœur alourdi par ce ballast ne peut pas croire.
Or, c’est avec notre cœur que nous croyons.
Celui qui ne sait pas croire ne rencontre pas la parole de Dieu. Dieu est la vie. Garder des blessures encaissées dans son cœur rend malade. Bon nombre de maladies psychosomatiques y trouvent leurs origines. Lâcher les blessures subies et s’en défaire nous guérit.
Aux chrétiens, la possibilité est offerte de se décharger de toutes ces choses. C’est à nous de saisir cette possibilité. Jésus se charge de ce qui nous pèse. Il nous libère. Il nous donne la liberté et le courage de verbaliser et de résoudre nos problèmes relationnels. En lisant la Bible, nous pouvons prendre soin de notre cœur. Mais lisons-la en cherchant la vérité de Jésus. Il ne s’agit pas là d’un savoir théologique mais il n’est question que d’une personne : Jésus.
La Bible nous connaît mieux que nous nous connaissons nous-mêmes ; permettons qu’elle nous enseigne. Laissons-nous habiter par la parole de Dieu dans notre cœur et non seulement dans notre tête. Et, enfin, laissons agir l’amour de Dieu dans nos cœurs. Car il est la source de la vie.

Frédérique

Garder son cœur ouvert

Le proverbe « Garde ton cœur plus que tout autre chose car de lui viennent les sources de la vie » peut faire écho à d’autres versets comme : Luc 12-v34 : «  Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » mais c’est curieusement à 1 Corinthiens 13-v3 qu’il me renvoie d’abord : « Si je n’ai pas l’amour cela ne me sert à rien ». Pourquoi ? Parce qu’il n’est rien de plus mortel qu’une vie vertueuse qui se déroule de façon rigide, qu’un sermon moralisateur ou qu’un discours qui invite à longueur de dimanche les chrétiens à témoigner de l’évangile sans que filtre, de la personne qui pratique la vertu ou prêche la « Parole », ce minimum de cœur et de chaleur humaine qui permet de recevoir au dedans de soi ce qui s’exprime ainsi.
D’où sortent nos actions et nos paroles édifiantes quand elles ne jaillissent pas du cœur, des sources de la vie ? D’une contrainte intériorisée malgré nous ? Du désir de nous conformer à l’attente du groupe ? D’une tradition en partie sclérosée ? De l’autosatisfaction ? Du fruit de la culpabilité ?
Mille voies tortueuses se présentent à nous et en nous pour nous empêcher de garder notre cœur, c’est à dire la capacité d’agir et d’échanger dans l’amour et la sincérité, de vivre vraiment, librement et de donner alors envie de vivre autour de soi, envie à d’autres de partager ce qui nous anime.
Garder son cœur c’est pour moi le garder ouvert quoique l’on fasse ou dise.

Françoise

Descendre dans son cœur profond

Il y a en nous des désirs superficiels, à fleur de peau, auxquels nous répondons dans l’instant, sans trop réfléchir. Cela peut n’avoir pas de graves conséquences sauf peut-être de trop nous habituer à de l’instinctif et de favoriser en nous à agir toujours ainsi avec peut-être là de graves conséquences.
Comment savoir si un désir porte vraiment sur ce qui est bon, ce qui va m’aider à vivre mieux,  moi et les autres ? Justement par cette « garde du cœur » dont parle le livre des Proverbes. C’est-à-dire descendre dans son cœur profond. Passer de la surface à l’intérieur profond Mais comment  pratiquer cette « garde du cœur » ?
Apprendre à ne pas décider tout de suite.
Se donner des délais de réflexion et de prière.
Chaque soir, écouter son cœur profond. En revoyant sa journée, repérer ce qui m’a donné élan pour vivre, aimer, espérer, croire. Ce sont de bons indicateurs des sources de vie. Repérer au contraire ce qui a produit de la mauvaise tristesse, du repli sur soi, du découragement… ce sont des indicateurs qui m’invitent à changer quelque chose.
Chaque jour, lire un passage de l’Evangile en regardant comment Jésus aime et se laisser aimer par lui de cette manière là. Ainsi la garde du cœur va se faire peu à peu comme une disposition de l’être, comme une respiration. La source de la vie qu’est Jésus pourra librement irriguer notre vie.

Michèle

Veiller

Mon cœur a vite fait de sortir de la paix, de la reconnaissance, de la joie, de la source de Vie.
L’annonce de catastrophes épouvantables, un spectacle « apocalyptique » qui se déroule sous nos yeux en direct.
Prier et veiller.
Que cette annonce de malheur (Ps 112 v7) ne me détourne pas de ce lieu de confiance, de calme, de joie, où l’Esprit de Dieu réside en moi.
Ps 43 v5 « Qu‘as-tu mon âme à défaillir et à gémir sur moi ? Espère en Dieu : à nouveau je lui rendrai grâce… »
Cœur profond, ville refuge où je puise la force et le courage pour aimer, espérer, encourager à mon tour, parce qu’elle est là ma mission d’enfant de Dieu.
Veiller.

Marie-Thérèse

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