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Me levant un matin plutôt chagrin (temps et humeur maussades), j’ouvre « par hasard » ma Bible, et tombe sur le début du chapitre 4 dans 2Rois : Elisée, la veuve, et l’huile.

Lire le texte lentement, dans un silence intérieur, visualiser la scène, « faire descendre » chaque verset… et je me vois dans cette femme veuve, avec mon deuil qui remonte ce matin-là, et je comprends l’état de mon âme. Le prêteur à gages est venu pour prendre ses deux enfants et en faire ses esclaves. Je crie à Dieu, comme la veuve au prophète Elisée. Non, je ne veux pas perdre ma joie et ma paix.

Et Dieu me dit : « que puis-je faire pour toi ? Dis-moi, qu’as-tu à la maison ? ». Il ne s’arrête pas à la seule expression de mon besoin : me rendre mes « deux enfants » paix et joie. Mais il attend que je contribue à ma restauration. Il attend que je prenne conscience de ce que j’ai dans ma maison intérieure, en le verbalisant : « dis-moi ».
Je n’ai rien, sauf… un petit flacon d’huile, d’Esprit Saint, que je ne ressens pas ce matin, que je n’envisage pas suffisant pour racheter ma paix et ma joie, ici et maintenant.

Je n’ai rien, sauf… C’est le « sauf » que Dieu utilise, comme il a utilisé les quelques pains et poissons d’un enfant pour nourrir une foule immense (jean 6 1-13).

Alors, le commandement d’Elisée renverse la question : « va dehors chercher des vases vides », et j’entends : « sors de toi même, va utiliser le peu d’onction que tu as pour remplir les vases vides que tu rencontreras ». Et c’est ce que j’ai fait. Et la paix et la joie sont revenus.

Oui, la Parole de Dieu transforme, console, répond profondément à nos besoins quotidiens. Je suis toujours émerveillée de vivre cette réalité.

20/03/2008
Marie-Thérèse Plaine

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